Samedi 26 avril 2008
             
           La sonnerie retentit enfin. Encore une journée banale et prévisible qui se terminait pour Laetitia Jesselton. Elle avait commencé par les mêmes consultations de tous les mardis matin et s'était échouée par les lamentables litanies à la gloire de leur très cher employeur, Peter Johnson. Laetitia enfila son manteau, descendit les longs escaliers du corridor principal, lasse de revoir sans cesse des visages semblables et inexpressifs. Elle se dirigea vers le kiosque le plus proche pour acheter son journal quotidien. "Ça fera 25 Francs, M'oiselle". Malgré ses 27 ans et son alliance, les commerçants s'entêtaient dans une sorte de fausse familiarité visant à la rajeunir; ils pensaient sûrement se rendre sympathiques. Mais quoi de plus désagréable que quelqu'un qui tente d'infiltrer votre sphère privée. "Il fait beau aujourd'hui, n'est-ce pas?". Tentative infructueuse pour enregistrer son empreinte vocale; Laetitia ne répondit pas. La nouvelle législation ordonnait en effet à tout le réseau commerçant de s'équiper d'un magnétophone gouvernemental afin "d'assurer au mieux la sécurité des citoyens". C'était pour Laetitia aussi révoltant que la dernière et ultime heure de cours d'histoire qui avait été supprimée de l'enseignement. Jamais elle n'aurait pensé faire partie de la dernière génération ayant entendu parler d'Hitler, de Staline, des camps...
        Cependant son indignation n'avait d'égal que l'indifférence générale. Indifférence qu'elle ne pouvait remettre en cause, car elle avait eu la même attitude 10 ans auparavant, lors de sa dernière année de lycée. La suppression des chaînes publiques à la télévision, la privatisation de ce qui restait d'enseignement publique, la précarité imposée aux jeunes salariés. A quoi bon ressasser un passé complètement révolu, cette dernière seconde d'espoir où elle aurait pu agir s'estompait déjà dans la mémoire collective. Le glas résonnait sur l'ère humaine qui ne se souciait plus que de ses petits plaisirs quotidiens, sans voir la main avare qui s'emparait de leur âme. Bien sûr cette politique ne leur enlevait pas le pain de la bouche, pas à eux occidentaux. La pauvreté atteignait des sommets, 6 milliards sur 7 milliards d'humains. Elle avait fait cette estimation en fonction de l'évolution des années précédentes, car les pays dits pauvres avaient maintenant un réseau internet séparé du leur. Le gouvernement avait déclaré que l'instabilité économique provoquait irréfutablement l'instabilité politique. Peut-être même que le virus du SIDA avait muté et qu'il pouvait se transmettre par Internet, se dit Laetitia avec cynisme. L'humour noir restait son seul refuge. Tout en ruminant ces idées pessimistes et malheureusement lucides, elle arriva au pied de son immeuble. Vieux de presque 100 ans, ayant survécu aux bombardements américains de 1942, ces quatre murs désapprouveraient certainement la situation politique actuelle.
Par Mélanie - Publié dans : Nightmare chap 1 - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Samedi 26 avril 2008
      

          Le tintement familier des clefs et leur cliquetis réconfortant dans la serrure signalaient enfin le retour à une réalité connue et maîtrisée. Dorian était là, dos tourné à la porte d'entrée. Il travaillait encore sur son projet informatique, inintelligible pour Laetitia. Ses joues étaient mal rasées et piquantes, cachant un visage fin et bronzé, accompagné par des yeux océan dans lesquels Laetitia se plongeait et se perdait avec délice, Oubliant le fardeau des jours embrumés par une nostalgie incessante. Elle enroula tendrement ses bras autour de son cou, mêlant sa longue chevelure auburn à la crinière blonde et indomptée de Dorian. Il ferma l'application en cours, se retourna et pris son adorée par la taille. Ses yeux bleus étaient cernés et de nombreux vaisseaux sanguins dessinaient des rivières rouges qui se jetaient dans son iris. Elle s'assit sur ses genoux, posa la tête sur son épaule. "Tu y as encore passé toute la journée?" demanda-t-elle d'un ton boudeur. "Je suis bien obligé, je dois terminer pour la semaine prochaine." répondit-il sans conviction. L'informatique et le codage étaient une passion qu'il s'était trouvé dès l'enfance, il avait naturellement choisi une filière l'amenant à exercer dans ce domaine. La création d'une autre vie à travers des signes, des associations de lettres le fascinait. Créer sur commande lui rappelait plus une sorte de dictature où il ne serait qu'un pion manipulé où il aurait pour rôle en tout et pour tout la réalisation d'un monde qui ne serait pas le sien. Il l'embrassa, absent ; elle se leva et alluma la télévision, par automatisme
Par Mélanie - Publié dans : Nightmare chap 1 - Communauté : A l'amour, à la mort
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Samedi 26 avril 2008

            

             La sonnerie aiguë et agressive du réveil sortit avec fracas Laetitia de sa nuit agitée. Toujours ce même cauchemar. Elle vérifia que Dorian était encore là. Difficile de le sortir d'un sommeil aussi profond. Son souffle régulier et son visage angélique attendrirent Laetitia qui lui accorda cinq minutes de répit supplémentaires. Elle se leva, mit ses pantoufles et se dirigea péniblement vers la cuisine où elle prépara deux cafés. Elle était dans un bon jour et amena donc sur un plateau le petit déjeuner de son tendre époux. Déjà un an de mariage. ils se connaissaient depuis l'âge de 16 ans, rien n'aurait pu faire croire qu'ils vivraient ce conte de fée. Elle tira doucement Dorian des bras de Morphée en lui caressant les cheveux. "Il est 6h30, mon ange". Elle eut pour seule réponse un grognement. Finalement, les draps  se mirent à bouger pour révéler une bête, mi-homme, mi-ours. "Je t'ai fait du café, je vais me doucher et je pars, sinon je serai en retard." Elle l'embrassa rapidement et partit à la salle de bain. Elle aperçut Dorian émergeant de la chambre lorsqu'elle passait le seuil de la porte. Elle lui envoya un baiser en sortant.

           Elle repensait à cette nuit, cherchant désespérément une signification à ce rêve si dérangeant. Elle voit Dorian, se blottit contre lui, elle caresse doucement son torse. Puis, prise d'une fureur incontrôlée et incontrôlable, elle commence à lui arracher la peau avec les ongles et découvre avec stupeur une sorte d'armure interne, un exosquelette métallique, encore dégoulinante de sang. Ce rêve court lui occupait cependant toute la nuit et l'empêchait de fermer l'oeil. Elle ne le comprenait pas et n'arrivait pas à le chasser de son esprit.

Par Mélanie - Publié dans : Nightmare chap 1
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Samedi 26 avril 2008

Elle sentit dans son sac à main le journal de la veille qu'elle avait oublié de lire, c'est dire à quel pont elle était perturbée. Elle ne savait pas pourquoi elle s'obstinait à l'acheter, les nouvelles étaient semblables d'un jour sur l'autre, des nouvelles que l'on aurait qualifiées de "people" auparavant ou de matraquage pour ce qui était du réchauffement climatique. Cette stratégie permettait aux institutions nationales de faire passer toutes sortes de lois qui, petit à petit, réduisait l'autonomie et la vie privée des citoyens au néant. Les caméras de vidéo surveillance s'étaient rapidement rapprochées des domiciles pour finalement atteindre le seuil des portes. Les patrouilles de police se multipliaient. Les contrôles d'identité dans les transports en commun étaient de plus en plus fréquents, c'était pour cela que Laetitia boycottait ce mode de transport. Il lui fallait un quart d'heure pour aller à son travail à pieds, cela lui laissait le temps de se préparer à huit heures d'enfermement avec des patients plus ou moins saints d'esprits. Elle avait eu la chance de choisir une filière littéraire lui offrant une ouverture sur un métier en pleine explosion aujourd'hui. L'orthophonie était en effet privilégiée avec l'enseignement des mathématiques. Le français et les sciences mathématiques réunis, on pouvait faire dire ce que l'on voulait aux chiffres sans aucune référence historique. Elle arriva au complexe paramédical. L'hôtesse à l'entrée lui rappela gentiment que son empreinte vocale n'avait toujours pas été saisie. Laetitia se contenta de hausser les épaules ; elle refusait d'être fichée en consommateur type, d'être perdue dans des dossiers le considérant seulement en tant qu'objet désirant avoir et non en tant qu'être. La secrétaire du cabinet d'orthophonie était déjà arrivée, elle la salua d'un signe de tête. "Il y a du monde aujourd'hui?" demanda Laetitia tout en connaissant la réponse. "Toujours les mêmes, mis à part M. Fournier qui a fini son traitement. Il est remplacé par un jeune garçon, Maxime je-ne-sais-plus-quoi." Elle aimait bien M. Fournier, il lui avait avoué regretter de la même façon les années passées, des années plus lointaines encore.
Par Mélanie - Publié dans : Nightmare chap 1
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Samedi 26 avril 2008
La première patiente de la journée était une dame assez âgée, elle avait la maladie d'alzheimer et en était à un stade plutôt critique où elle commençait à perdre la parole. Elle représentait pour Laetitia les générations précédentes, condamnées au silence et en même temps obligée de vivre dans une autre époque. "Les personnes de la belle époque", comme elle se plaisait à dire, étaient traitées d'affabulatrices. On mettait tout sur le dos de la maladie, alors appelée démence. Laetitia se faisait un devoir de recueillir tous les témoignages de ces personnes, sachant pertinemment que beaucoup relevait du sensible et non des faits. Ce n'était pas de l'Histoire mais un devoir de mémoire. Le regret et l'incompréhension étaient les sentiments qui ressortaient le plus de ces témoignages. Laetitia s'était également rendu compte que cette dame et tant d'autres personnes dans son cas n'avaient pas tant de troubles de la paroles que l'on voulait bien le faire croire, elles avaient surtout besoin d'être écoutées. C'est pour cette raison qu'elle demandait assez souvent aux médecins des renouvellements d'ordonnances. Seule, elle ne pouvait faire de miracles mais elle avait en tout cas le mérite d'essayer de faire le ménage devant sa propre porte.
"- Bonjour Mme Jacqueline, comment allez-vous aujourd'hui?
 - Si vous saviez ! Mes enfants ont encore caché ma mère. Je sais qu'elle est dans la cave. Ils ne veulent pas que je la voie. Oh, ma pauvre Maman...
 - Et bien, si vous me parliez de votre Maman, ce qu'elle aimait... Si elle cuisinait...
Laetitia était assez souvent confrontée à ce genre de situation. La mère de Mme Jacqueline était morte depuis plus d'une vingtaine d'années. C'était un des nombreux symptômes de cette maladie, vivre dans un autre temps.
Par Mélanie - Publié dans : Nightmare chap 1
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Mardi 6 mai 2008

Laetitia essayait alors sans la brusquer de lui faire parler de sa mère au passé pour qu'enfin elle dise l'année de son décès.
" - Elle faisait surtout de la couture, des jolis draps brodés... Ah ça, j'en ai une quantité! Elle me racontait qu'il fallait toujours avoir une grande quantité de draps, tissus mais aussi sucre, farine... L'essentiel qui nous serait bien utile en cas de guerre.
 - Votre Maman a vécu la guerre?
 - Oh oui, et elle en a souffert. Elle habitait Paris et souffrait de carences alimentaires. Elle était de faible constitution et le maladie l'emporta en 1987."
Elle avait déjà oublié que ses enfants cachaient sa mère dans la cave. Laetitia était soulagée, ce n'était pas  facile. Elle avait assisté de nombreuses fois à des crises de larmes. La séance continua ainsi, sans aucun défaut notable d'élocution, ni même de concordance des temps ou d'accords.
        La ponctualité était de mise et Laetitia ne disposait que de 30 secondes maximum de battement entre deux séances. La pause de midi retentit. Elle mit fin à son dernier rendez-vous de la matinée et descendit à la cantine rejoindre ses collègues. La journée se termina au rythme du passage des patients sans incident. Elle acheta son journal quotidien et se rendit à son appartement. Les nouvelles étaient ordinaires et sans surprises, le président se mariait encore, toujours moins de chômage et de famine dans le monde... Tintement des clefs et elle rangea son journal. Dorian était devant la télévision, les yeux rivés sur un écran qu'il ne voyait peut-être pas. Laetitia était exténuée et ne lui fit aucune remarque désobligeante. Elle entra dans la salle de bain et se mouilla le visage avec de l'eau fraîche. Ses cernes creusaient des fossés profonds sous ses yeux, lui donnant un regard aussi vide que celui qu'elle reprochait aux gens qui l'entouraient. Elle s'essuya et rejoignit Dorian devant la télévision. Elle se colla contre lui et ferma les yeux. Elle crut s'endormir mais le jingle des informations venait de se faire entendre. Le journaliste, tout sourire, annonçait le mariage du président et la baisse du chômage, comme à son habitude.
"Le dernier point abordé ce soir et non le moindre concernera le réchauffement climatique avec l'inquiétante étude du professeur Truc-muche..." Laetitia singeait presque à le perfection le journal télévisé du soir. "Tu n'es pas obligée de te moquer de ce que tu ne comprends pas" lui répondit Dorian d'un ton désabusé. "Ils nous bassinent avec ça tous les soirs ; d'après eux la seule solution pour éviter le réchauffement c'est d'acheter, acheter, toujours acheter! S'il n'y avait pas une telle pression commerciale, le réchauffement n'aurait lieu que dans 10 millions d'années!" Elle se rendit compte qu'elle était aussi écoutée que si elle était allée prêcher "la bonne parole" dans le désert. Elle ne trouva d'autre solution pour s'occuper que d'écouter la voix enjouée de l'animateur qui, sans aucune surprise, annonçait le dossier spécial tant attendu par un prestigieux professeur. Selon lui, la situation était telle qu'il invitait les populations à ne pas faire d'enfants, autant en adopter plutôt que d'en condamner un plus grand nombre. Laetitia réalisa que Dorian semblait pétrifié par cette nouvelle, elle ne comprenait pas qu'il puisse attacher autant d'importance à de telles balivernes.

Par Mélanie - Publié dans : Nightmare chap 1
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Mardi 13 mai 2008
   Un nouveau lendemain sans surprise s'annonça avec le chant perçant du rossignol. Cela faisait maintenant un mois qu'un avis de prévention contre la grossesse passait quasiment entre toutes les publicités à la télévision. "Ça nous change du "pour votre santé évitez de manger trop gras, trop sucré trop salé."" pensa Laetitia. C'était un de ses rêves d'enfance - comme de nombreuses petites filles - que de devenir un jour Maman. C'est d'ailleurs sûrement ce goût pour la maternité et de façon plus général la volonté de permettre à d'autres d'évoluer, de mettre son grain de sel dans l'engrenage carnassier du temps, qui l'ont amenée à exercer le métier d'orthophoniste. Elle s'aperçut que c'était tout son avenir qui était changé de la manière la plus radicale qui soit. Enfin, si ç'en était resté à ce simple stade, ç'aurait été bien plus simple. Dorian avait pris cette nouvelle tendance politique pour argent comptant et il n'était même plus question de lui en parler. Même s'il restait la solution de l'adoption, les formalités étaient si longues et les organismes tellement débordés qu'ils auraient été parents à 50 ans d'un adolescent obsédé par sa mort prochaine. Ce qui était remarquable, c'était la baisse foudroyante du taux de suicide. Peut-être la certitude de la mort rendait la vie plus précieuse, même aux plus découragés. L'absence d'espoir d'avenir rendait paradoxalement les gens heureux. Plus de contraintes, plus de conséquences sur le long terme... Cela aurait bien sûr pu dégénérer en un chaos sans fin mais les gens se contentaient de sucer pleinement la moelle de la vie. Insidieusement, cette ambiance s'était infiltrée jusque dans le comportement de Laetitia (malgré sa désapprobation totale) qui dorénavant ouvrait les volets de leur chambre chaque matin et se débarrassait de ses idées sombres et nostalgiques au gré du vent. Finalement la vie devait continuer... Puisqu'elle devait s'arrêter
Par Mélanie - Publié dans : Nightmare chap 1
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Lundi 25 mai 2009
3 ans déjà ou 3 ans encore,
Jamais autant de rires,
Jamais autant de pleurs,
N'ont pu s'exprimer avec tant d'amour.

Je sens encore ta main sur mon visage,
Mes lèvres contre les tiennes,
Nos corps enlacés, mêlés par notre amour,
Fondus de passion.
 
Te sentir autour de moi,
Te sentir en moi...

Tes lèvres, tes yeux, ton sourire...

Je t'aime
Par Mélanie - Publié dans : Pour Toi - Communauté : A l'amour, à la mort
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Mardi 26 mai 2009

3

Colère,

Impuissance,

Douleur.

 

3 mots synonymes de ma torpeur

3 mots qui me mettent en transe

Face à cette fin amère.

Par Mélanie - Publié dans : Pour Toi - Communauté : trop dure la vie....
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Mardi 26 mai 2009

Tant de chose à te dire

Que tu n’entendras jamais

 

Tant de chose à faire

Que nous n’entreprendrons jamais

 

Tant d’avenirs à accomplir

Que nous ne vivrons jamais

 

Tant d’amour à te donner

Que tu ne recevras jamais

 

J’ai choisi de ne pas me laisser mourir et d’être suffisamment forte pour te voir aimer, jouir de ta liberté, et peut-être…

Pour te voir revenir.

 

Je t’aime

Par Mélanie - Publié dans : Pour Toi - Communauté : A l'amour, à la mort
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Présentation

  • : Nightmares
  • nightmares
  • : 26/04/2008
  • : Ce blog est pour moi une sorte de journal où je rêve des vies que je regrette de ne pas avoir vécues et cauchemarde de celles que je ne veux pas vivre. Tout cela bien sûr et prose et en vers ! N'hésitez pas à laisser des commentaires pour me dire ce que vous en pensez ! Bonne lecture
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